Courbes noires sur une ligne en équilibre, oiseaux perchés sur un fil, les notes s’envolent dans un tourbillon de nostalgie enivrant. Elles s’évadent, s’échappent… elles quittent l’asphalte.

Elle, elle demeure. Elle, elle reste là. Toujours. Encore. Le visage dans la lumière et le cœur à l’ombre. L’esprit céleste et le corps enchaîné. Clair obscur.
Ses mains se crispent, ses traits se tendent, son visage se fait dur. Non, elle ne pleurera pas : elle n’a plus de larmes. Yeux perdus vers l’ailleurs, aveugles aux regards admiratifs. Dans l’éclat délicat, elle pourrait s’élever. Elle s’enterre. Elle ne voit pas l’autre, assise à table. L’autre, plus lisse, banale, heureuse. Cette autre qu’elle aurait pu être.

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