Le cri de Riehmers Hofgarten

T’ai-je mon amour parlé de ce balcon mince et de bois et qui a vieilli, et parfois craque, t’ai-je jamais parlé de la montage en face, si proche que par la fenêtre c’est une toile impressionniste cette fenêtre, elle surplombe les alpagas, t’ai-je mon amour parlé des alpagas, ce sont des façons de lamas, que font-ils mon amour sur la pente, ils broutent, j’imagine qu’on les tond, sais-tu mon amour le cours du kilogramme de laine d’alpaga, j’ignore ici ce qui se trame dans la plaine, on me dit que le monde change ou qu’il n’a guère changé, que les hommes et les femmes qui étaient avides d’argent ne le sont pas moins qu’avant, que ceux qui sont avides de liberté sont aussi malheureux aujourd’hui qu’hier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

sept + dix-sept =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.